⛄ Soldes d’hiver : -15% sur toute la boutique avec le code HIVER15

Congé de naissance et congé paternité : durée, conditions et formalités

Un père sourit en tenant tendrement son bébé dans une chambre d'enfant

Quand mon conjoint a appris la naissance d’Elena, il a posé son téléphone sur la table de la salle d’attente et m’a regardée avec des yeux ronds. Sa première question n’était pas “comment tu vas ?” — c’était “je préviens qui, pour les congés ?” On a ri, mais franchement, entre le congé de naissance, le congé paternité et le nouveau congé supplémentaire créé en 2026, le labyrinthe administratif peut vite donner le tournis. Voici ce que j’ai compris et démêlé pour vous.

l’article en bref

L’article en bref. Entre congé de naissance, paternité et nouveau congé supplémentaire 2026, voici les droits à connaître absolument.

  • Congé de naissance : 3 jours ouvrables minimum, immédiatement suivis de 4 jours obligatoires, formant un bloc de 7 jours consécutifs entièrement rémunérés.
  • Congé paternité : 11 jours calendaires (naissance unique) ou 18 jours (naissances multiples), à débuter avant 4 mois. Indemnisé par la CPAM sous conditions d’ancienneté et d’heures travaillées.
  • Nouveau congé 2026 : 1 ou 2 mois supplémentaires par parent, après épuisement des congés précédents, indemnisés à 70% puis 60% du salaire net, à partir du 1er juillet 2026.
  • Formalités essentielles : notification employeur par lettre recommandée (1 mois avant), justificatifs obligatoires (acte de naissance, preuves du lien avec la mère si nécessaire).

Les 3 jours de congé de naissance : ce que dit vraiment la loi

Commençons par le plus simple — enfin, en apparence. Le congé de naissance dure 3 jours ouvrables minimum, conformément à l’article L. 3142-4 du Code du travail. Ce droit s’ouvre à la naissance d’un enfant, et bénéficie au père, mais aussi à toute personne liée à la mère par un mariage, un PACS ou une vie en concubinage. Homme ou femme, peu importe : seul le lien légal avec la mère compte.

Ces 3 jours doivent être pris le jour de la naissance ou le premier jour ouvrable suivant. Pas question de les décaler à sa guise. Et depuis 2020, une règle notable s’y ajoute : ces 3 jours sont immédiatement suivis de 4 jours de congé paternité obligatoires, formant un bloc de 7 jours consécutifs durant lesquels l’employeur ne peut absolument pas faire travailler le salarié. L’article L. 1225-35-1 du Code du travail est très clair là-dessus. Toute infraction expose l’employeur à des sanctions sérieuses.

Ces jours sont intégralement rémunérés par l’employeur, comme du temps de travail effectif. Ils comptent pour le calcul des congés payés annuels et l’ancienneté. Aucune condition d’ancienneté n’est exigée. Pour justifier le droit, un extrait d’acte de naissance ou un certificat hospitalier suffit — le Code du travail n’impose aucun formalisme strict. Une convention collective peut prévoir une durée plus longue, jamais inférieure au seuil légal.

Durée et formalités du congé paternité : le guide complet

Le congé de paternité et d’accueil de l’enfant s’ajoute aux 3 jours évoqués. Sa durée dépend du nombre de naissances :

Situation Durée du congé paternité
Naissance unique 11 jours calendaires consécutifs
Naissances multiples (2 enfants ou plus) 18 jours calendaires consécutifs

Ce congé n’est pas fractionnable. Il doit débuter avant l’expiration d’un délai de 4 mois après la naissance. Passé ce délai, les indemnités journalières versées par la Caisse primaire d’Assurance maladie ne sont plus dues.

Pour percevoir ces indemnités, deux conditions s’appliquent : 10 mois d’immatriculation minimum en tant qu’assuré social à la date de début du congé, et au moins 150 heures travaillées dans les 3 mois civils précédents. L’employeur doit aussi remplir une attestation de salaire spécifique mentionnant explicitement qu’il s’agit d’un congé paternité.

Côté formalités, le salarié doit prévenir son employeur au moins 1 mois à l’avance par lettre recommandée avec accusé de réception. L’employeur ne peut pas refuser. Parmi les justificatifs à fournir : copie de l’acte de naissance, du livret de famille, ou de l’acte de reconnaissance — et une attestation de cessation d’activité. Si le demandeur n’est pas le père biologique, il faudra aussi prouver le lien avec la mère : extrait de mariage, copie de PACS, ou certificat de concubinage datant de moins d’un an.

Des cas particuliers méritent attention. En cas d’hospitalisation de l’enfant, le délai de 4 mois ne court qu’à partir de la sortie. Si l’enfant naît sans vie, si l’enfant décède après la naissance, ou en cas de décès de la mère, le congé peut également être accordé sous conditions documentaires spécifiques. Et pour les parents adoptants, 3 jours ouvrables de congé sont prévus lors de l’arrivée d’un enfant placé en vue d’adoption, à prendre dans les 8 mois suivant l’arrivée, avec une attestation de l’organisme adoptant comme seul justificatif.

Le nouveau congé supplémentaire de naissance 2026 : ce qui change vraiment

Voilà la vraie nouveauté. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a créé un congé supplémentaire de naissance, accessible à partir du 1er juillet 2026, après publication des décrets d’application. Il concerne les parents d’enfants nés à compter du 1er janvier 2026, y compris les naissances prématurées et les adoptions intervenues entre le 1er janvier et le 30 juin 2026.

Chaque parent peut prendre 1 ou 2 mois de congé supplémentaire, simultanément ou en alternance. Ce congé peut être pris d’un bloc ou fractionné en deux périodes d’un mois non consécutives. Condition impérative — avoir préalablement épuisé l’intégralité de ses congés de maternité, paternité ou adoption. L’indemnisation, versée par la Caisse primaire d’Assurance maladie, est dégressive : 70 % du salaire net le premier mois, puis 60 % le second mois.

Pour les enfants nés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, le congé pourra être pris jusqu’au 31 mars 2027. Pour ceux nés après le 1er juillet 2026, le délai maximal est de 9 mois à compter de la naissance. Le salarié doit informer son employeur au moins 1 mois avant le début du congé — en précisant dates, durée et éventuel fractionnement. Ce délai tombe à 15 jours si le congé débute immédiatement après un congé paternité. En cas de refus de l’employeur, le conseil de prud’hommes reste la voie de recours.

Si vous cherchez une façon de marquer ce moment au-delà des paperasses, jetez un œil à ces idées de cadeaux symboliques pour la naissance — parce qu’entre les formulaires CPAM et les attestations employeur, on oublie parfois de célébrer.